Voilà un sujet qui anime et qui passionne les équipes Communication Interne d’Angie : le collaborateur/contributeur, ou comment faire passer les collaborateurs d’une posture de consommateurs d’informations à celle de producteurs de contenus ?
L’idée est, sur le principe au moins, très séduisante : mettre à disposition des outils de contribution qui permette à tout à chacun d’informer l’ensemble de l’entreprise de l’actualité de sa branche, de son métier ou de son pays. Les objectifs des annonceurs qui se lancent dans l’aventure ne manquent pas : évolution du ton de communication interne, crédibilité renforcée, attrait renforcée pour la communication, remontée aisée d’informations, contacts directs entre collaborateurs… Lire la suite
La récente étude menée par l’agence Burson-Marsteller auprès des compagnies
membres du classement Fortune 100 (les 100 plus importantes entreprises internationales en
terme de chiffre d’affaires) nous permet de mieux mesurer l’intensité de leur
engagement sur les médias sociaux.
Ce panel d’entreprises se compose de 29 entreprises
américaines, 48 européennes, 20 entreprises de la zone Asie Pacifique et enfin
3 latino-américaines.
Les principaux enseignements à en tirer sont :
· Présence : 79% des entreprises
de ce classement sont présentes sur au moins un média social (Twitter,
Facebook, Youtube ou blog)
· Utilisation : Twitter est le
média social sur lequel ces entreprises sont majoritairement implantées (65%
d’entre elles)
· Popularité : chacune de ces
entreprses a en moyenne 40 844 fans sur Facebook et 1 489 sur Twitter
· Activité : 82% de ces
entreprises déclarent avoir eu une activité sur Twitter la semaine précédant
l’étude et 59% sur Facebook
· Mises à jour : sont publiés en
moyenne chaque semaine 27 tweets et 3,6 posts sur Facebook contre 10 nouvelles
vidéos sur Youtube et 7 posts sur le blog d’entreprise chaque mois.
L’intégralité de la présentation de Burson-Marsteller est consultable ici.
Ces résultats sont-ils conformes à ce que vous pouviez imaginer de la part d‘entreprises de cette envergure ?
Guillaume Lalu
Nous nous interrogions avec un client sur le véritable
apport des réseaux sociaux en général, Facebook et Twitter en particulier
(original, hein ?) pour un site dont le Business Model repose sur l’audience.
Je passe outre les questions stratégiques – ou politiques – pour centrer
le débat sur une question court-termiste, à l’heure où on essaie de chiffrer la
valeur d’un Fan sur Facebook : quel gain de trafic peut-on raisonnablement espérer ?
Je suis donc parti à la recherche d’infos sur la génération de trafic
par Facebook et Twitter (sur les sites de médias), et voilà ce qu’on peut lire
:
Sur FACEBOOK
Une étude a fait grand bruit récemment : Facebook (41% du trafic sur les sites de réseaux sociaux, s’il vous
plaît), générerait plus de trafic sur les sites d’actualité que Google News (même si ça
discute ici et là de la pertinence des stats utilisées, etc.).
Ce qui laisse présager un rôle déterminant des community managers dans
les jours, mois, années à venir, comme l’explique très bien cet article de Read
Write Web.
A noter un article US qui tend à démontrer que les visiteurs en provenance de Facebook sont
plus fidèles que les autres.
Pour la France, assez peu d’infos (en recherchant rapidement, mais on va
continuer).
Seul Eric Mettout, rédacteur en chef de l’Express.fr a « ouvert le capot
» il y a quelques mois dans un billet dont la transparence laisse rêveur. En résumé, 7% du trafic sur l’Express
venait de sites « affluents », parmi lesquels Facebook figure en haut de la
liste.
SUR TWITTER
Au Royaume-Uni un blogueur
a convaincu 3 grands quotidiens UK de dévoiler la part de leur trafic en
provenance de Twitter, suite à une recherche similaire sur les sites US.
A noter : moins de 1% de trafic provient de Twitter aujourd’hui MAIS ce
chiffre est à relativiser à 3 niveaux :
1. il est difficile de savoir précisément la part véritable de Twitter
(ces datas ne tiennent pas compte des personnes utilisant Twitter depuis leur
mobile, ou depuis un widget)
2. même si ces audiences pèsent moins de 1% du trafic, Twitter figure
toujours dans le Top 25 des referrers.
3. Au vu de la base des utilisateurs actifs de Twitter, c’est déjà très
significatif (et l’avenir risque de renforcer cette tendance)
Deux conclusions :
Vu hier soir Luc Laurentin de Limelight (http://www.limelight-consulting.com) qui présentait une étude distinguant deux approches de la digitalisation des outils de communication. La première, dite "utilitaire", recherche des coûts bas, la seconde, dite "stratégique", renouvelle les process et les produits pour répondre aux enjeux de l'entreprise. Une question : le passage du printmagazine au webmagazine est-il utilitaire ou stratégique? À vous de juger. Mais il me semble que le peu d'intérêt porté au taux d'ouverture des webzines — dans le meilleur des cas, 25% — incline à penser que l'on a d'abord réduit les budgets, pour ensuite… fermer les yeux puisque tout retour en arrière est impossible.
Alors, dans une enveloppe désormais fermée, on bricole : tester de nouveaux expéditeurs, rendre plus accrocheur l'objet, améliorer l'ergonomie…
Essayons, fût-ce pour le plaisir, de modifier l'optique en se posant quelques questions un peu plus stratégiques : assurer à tous les collaborateurs un smic informationnel est-il indispensable au "vivre ensemble" ? Doit-on scénariser l'information afin que chacun se représente la big picture de l'entreprise ou au contraire laisser s'exprimer la multitude des UGC au risque d'ajouter à la surinformation ambiante ? Et enfin, question chapô, l'entreprise doit-elle fabriquer une colle qui rassemble (sa vision, ses valeurs…) ou parier que les échanges entre unités et individus empowerés tisseront des fils suffisamment robustes pour que l'ensemble tienne ?
Essayons aussi de comprendre les faiblesses du printmagazine, et les raisons du désamour. Bref, prenons un peu le temps de gamberger…
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