Alors que près d’un Français sur deux, toutes générations confondues, utilise l’intelligence artificielle générative, son rôle s’étend désormais aux choix électoraux. Avant les municipales de 2026, plus d’un Français sur quatre déclarait avoir l’intention d’utiliser un outil d’IA pour éclairer son choix.

À l’approche de la présidentielle de 2027, l’agence de conseil en communication stratégique Angie et la start-up Meteoria dévoilent la première vague de leur “Baromètre Angie-Meteoria IA & Présidentielle”. Une étude inédite qui explorera régulièrement, et jusqu’en mai 2027, l’impact des IA sur la campagne électorale et la manière dont elles en façonnent le récit, les représentations et les recommandations.

Cette méthodologie conçue et développée par la cellule Opinion Data Intelligence d’Angie, applique les principes méthodologiques des études d’opinion aux modèles d’IA (LLM), chacun étant considéré comme un persona prescripteur dans le champ électoral. Ainsi, 70 prompts électoraux ont été soumis quotidiennement et pendant un mois à 7 intelligences artificielles grand public (ChatGPT, Gemini, Claude, Copilot, Perplexity, Google AI Mode et Google AI Overview – Aperçu IA de Google), générant un corpus de près de 15 000 réponses mentionnant près de 170 000 sources.

Pour Pierre-Hadrien Bartoli, Directeur Insights & Performances, responsable du département Opinion Data Intelligence d’Angie (ex-directeur des études politiques de l’institut de sondage Toluna Harris Interactive) :

“Les modèles d’IA ne sont plus de simples agrégateurs de données : ils agissent comme des éditorialistes algorithmiques. En confortant Édouard Philippe, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon comme le trio incontournable de 2027, ils créent un effet d’entraînement et de cadrage de l’opinion. Comprendre cette mécanique de “réputation algorithmique” est désormais un enjeu stratégique vital pour toutes les forces politiques.”

“Notre étude démontre que la presse quotidienne reste le véritable carburant des intelligences artificielles. Cependant, la forte dépendance de certains modèles comme Google AI Overview aux réseaux sociaux montre que le récit politique diffusé par l’IA peut vite s’exposer à des biais d’opinion viraux. Sonder les IA au quotidien est la seule clé pour anticiper ces nouveaux canaux d’influence.” explique Idriss Khouader, co-fondateur et CEO de Meteoria.