le blog des angiens

Rapports annuels et développement durable 2013 : retrouver le plaisir de comprendre

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Le plaisir de comprendre avec des infographies réalisées par Angie

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La Banque Postale aime les nouveaux formats

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Courage, honnêteté et inventivité : un remède de choc à la crise de la médiation

Très belle introduction de Jacques Attali ce matin à un Atelier de LH Forum-Mouvement pour une économie positive.

DR : France 3 Haute-Normandie

J’essaie de synthétiser : la médiation, c’est-à-dire la capacité à rendre le réel intelligible pour permettre et donner envie d’agir, est en crise. On ne sait plus dire aux gens des choses qu’ils ne veulent ou ne peuvent entendre. Pourquoi ? Parce que la complexité du monde, l’intensité de la rupture que nous vivons, effraient. Les médias choisissent l’évitement, de peur de renvoyer les gens à l’effort de comprendre ou à l’anxiété de situations difficiles, comme s’il leur était impossible de faire le deuil du vieux monde, comme s’ils n’avaient aucune carte à jouer.

Comment se déploie cet évitement ? Par la procuration, la stigmatisation et l’immédiateté.
«Les médias offrent surtout de vivre par procuration, explique Jacques Attali. Les gens rêvent d’une société sécurisée, les séries policières la leur procurent ; ils espèrent s’épargner la maladie, c’est le job du docteur House ; ils se projettent dans une vie heureuse, c’est celui de Gala». C’est sans doute la racine de l’infotainment et de sa conséquence : ne jamais rien dire qui ne divertisse.

Le deuxième chemin de l’évitement est la stigmatisation. Les médias deviennent les Saint Just de l’époque. Ils sont là pour abattre les puissants. «Il faut que les médias tuent », dit Jacques Attali. On pense bien sûr au bouc émissaire, à cet « un individu innocent sur lequel va s’acharner un groupe social pour s’exonérer de sa propre faute ou masquer son échec», décrit par René Girard.

Troisième et dernier chemin : l‘immédiateté, la prévalence du flux, de l’information plus ou moins contextualisée. Elle résulte de l’hystérie médiatique structurelle reposant sur le circuit bien connu réseaux sociaux-information en continu-concurrence hyperbolique.

Pour les promoteurs de l’Atelier de LH Forum-Mouvement pour une économie positive, ces chemins mènent à l’impossibilité de penser le monde, donc au cynisme ou au désespoir. La solution pour eux : l’impact journalism. Christian de Boisredon, également présent lors de l’Atelier et patron de Sparknews (http://www.sparknews.com/fr), une plate forme qui valorise la capacité des médias à susciter et à inspirer l’action à travers des reportages porteurs de solutions, le définissait simplement : «nous appelons « Impact journalism », ou même le « double impact journalism », une approche qui déclenche un 1er impact lorsque les médias dénoncent les injustices et les dérives ; ils nous alertent. Et un 2ème impact lorsque les médias montrent les solutions existantes face à ces problèmes ; ils nous donnent les moyens d’agir».

Quelles conséquences tirer de ces réflexions pour la communication éditoriale ?

On peut partager le diagnostic : les entreprises pratiquent également l’évitement. Elles font souvent prévaloir le flux, elles s’essaient à l’infotainment et y ajoutent cet art si subtil de la langue de bois : euphémiser et jongler avec les signifiants pratiques, ces mots, que chacun peut remplir de ses propres significations (tout le monde est content).

On peut aussi partager les conclusions : ils est nécessaire de réinventer la médiation de façon à ce que les entreprises se fassent comprendre et apprécier, permettent à leurs publics, notamment interne, «d’agir en connaissance de cause». La piste d’une information qui prenne la mesure du changement d’époque et offre simultanément des solutions pour le vivre sereinement est sans doute très fertile. Il faudra du courage, de l’honnêteté et de l’inventivité. Chiche ?


Inside Snowfall

Les productions numériques du New York Times sont une source d’inspiration majeure pour qui entend proposer une approche ambitieuse et centrée sur le lecteur des nouveaux formats de contenus. « Snowfall », c’est la preuve qu’un contenu peut-être à la fois intelligent ET immersif, remarquablement bien écrit ET expérientiel, beau ET pertinent. Qu’un vrai contenu mettant à profit toutes les opportunités du digital au service de l’information, du récit, de l’histoire est possible.

C’est donc avec énormément d’intérêt que j’ai découvert en milieu de semaine dernière, après qu’il a fuité sur le web, un mémo interne du journal new-yorkais sur ses productions numériques (92 pages, en anglais). Evidemment qui dit mémo interne dit crise et problèmes, résumés dès la deuxième phrase du document en une formule très simple : « comment produire du bon journalisme à l’heure digitale ? ». Pour mémoire, le « manifeste pour un nouveau journalisme » publié par la revue XXI en janvier 2013 répondait à la même question en la récusant peu ou prou , et en la considérant comme une contradiction dans les termes. Le vrai journalisme de qualité ne pourrait pas exister sur Internet.

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2014/05/19/les-limites-de-la-strategie-numerique-du-new-york-times-mises-au-jour_4421157_3236.html

Le mémo interne du NY Times nous plonge dans les coulisses fascinantes de la fabrication de Snowfall et de ses nombreux petits frères , et lève le voile sur les questions qu’elles posent d’un point de vue éditorial, mais aussi marketing, économique et organisationnel. Les enseignements qu’on peut en tirer – du point de vue d’une agence de communication éditoriale comme Angie – sont d’autant plus précieux qu’ils confirment les intuitions et convictions qui nous animent à l’agence depuis que nous travaillons sur ces nouveaux formats de « long read ». Le blogueur Alexandre Piquard dans sa recension du mémo , l’analyse selon 7 grandes questions ; découpage que nous suivrons ici.

Parmi elles, trois sont liées au contexte général (économique, sociologique…) auquel est confrontée la grande presse.
« La concurrence et les supports évoluent vite. »
« La culture du papier reste prédominante »
« Promouvoir et garder les experts du numérique est difficile»

Les trois points me semblent assez liés. Inertie d’une culture du papier, d’où difficulté à garder les experts du numérique dans un univers où tous les acteurs veulent pourtant se positionner sur les nouveaux formats. Serpent qui se mord la queue… et analyse lapidaire de la crise de la presse traditionnelle que le digital rend parfois schizophrène.

Deux autres sont extrêmement intéressantes pour des problématiques de communication :
« On se concentre sur des innovations difficiles à reproduire»
C’est un point sur lequel – sans aucune arrogance – nous avions d’emblée réfléchi chez Angie. Comment faire pour que ces merveilleuses pépites que sont les long reads ne soient pas – pour des raisons financières – condamnés à n’être que des OVNI rares, car très coûteux à développer d’un point de vue technique ? C’est justement ce coût de développement qu’il faut essayer de rendre marginal, de façon à consacrer les budgets au plus important : le contenu. La bonne pratique que nous défendons consiste à travailler sur des logiques de série, des gabarits qui permettent de réinjecter le contenu dans un environnement sans devoir le réinventer à chaque publication. C’est ce que fait d’ailleurs en France, L’Equipe avec sa série Explore.

« La rédaction est isolée de la technique, du graphisme, du marketing »
J’ai été très surpris de découvrir que le NY Times ait pu atteindre de tels résultats, en ayant installé la rédaction et les services techniques dans deux bâtiments distincts ! Nous travaillons depuis plusieurs mois déjà sur notre organisation de manière à la caler sur les modes de travail qui correspondent le mieux à la fabrication de long reads. Dans notre content studio dédié aux nouveaux formats, le journaliste raconte son histoire au créatif en présence du développeur et à toutes les étapes, chacun doit être partie prenante d’une team content collaborative.

« Peu d’attention est accordée au web social »
Naïveté ? Le web est un océan infesté de (gentils) pirates. Pourquoi faire un contenu exceptionnel s’il reste enfoui au fond d’un site sans aucune promotion… ou que l’honneur de cette promotion revient à des tiers (curateurs, twittos et autre pirates 2.0) ? La production de long reads prend tout son sens dans une stratégie sociale qui intègre d’emblée une logique de promotion sur la Toile.


« L’innovation ne fait pas l’objet d’une attention constante ».

C’est certes une vraie difficulté, mais à laquelle nous croyons que l’organisation en team permet de répondre, dans un process créatif et innovant moins centré et autocratique que celui que décrit la note du New York Times.


Deux nouveaux Angiens à bord !

Nous avons eu le grand plaisir d’accueillir deux nouveaux collaborateurs cette semaine ! Nous sommes ravis de vous présenter Elise Maacha et Romain Doutriaux.

Elise a rejoint l’équipe de Matthieu Lebeau, Directeur général d’Angie Interactive, en qualité de Directrice de clientèle. Après avoir décroché un Master 2 de Lettres Modernes à La Sorbonne, cette amoureuse des arts a suivi la formation de Master 2 en Médias Informatisés et Stratégies de Communication du Celsa. Elise a occupé les fonctions de Consultante senior chez Human to Human et de Chargée d’études junior chez I&E Décision.

Romain intègre la Direction de la Communication et du Développement de l’agence en tant que de Chargé de développement, aux côtés de Gabriel Moussin. Formé à SciencesPo, où il a obtenu un Master 2 en Affaires publiques, il a poursuivi ses études à l’ESSEC, et créé le Prix Littéraire des Grandes Ecoles. Ses expériences professionnelles l’ont amené jusqu’au Japon, où il a pris les fonctions d’adjoint au service de coopération technique internationale policière à l’Ambassade de France. Plus récemment, Romain a travaillé pour L’Oréal en tant que responsable projet et communication.


Les défis des médias sociaux vous intéressent !

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Vous êtes venus nombreux, hier, au Macéo ! Cela nous renforce dans notre idée qu’il est essentiel de savoir « sortir la tête du flux » de temps à autre pour prendre du recul… Surtout lorsqu’il s’agit de web social !
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Si vous avez manqué cette édition : François Guillot et Virgile Jouanneau, directeurs associés d’Angie+1, ont passé en revue les questions qui se posent à la communication à l’ère de la maturité des usages des médias sociaux.
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Discours, territoires, formats et locuteurs ont changé : l’expression de la communication s’en trouve transformée. Aujourd’hui, son rôle n’est plus de « faire passer un message » mais de construire une plateforme de discours que les différentes parties prenantes peuvent s’approprier.
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Conclusion ? Désormais, la direction de la communication est à la fois un compositeur, un chef d’orchestre et un ambassadeur du monde extérieur au sein de son organisation !
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