le blog des angiens

Rapports annuels et développement durable 2013 : retrouver le plaisir de comprendre

Rapports annuels et développement durable 2013 : retrouver le plaisir de comprendre Rapports annuels et développement durable 2013 : retrouver le plaisir de comprendre

Le plaisir de comprendre avec des infographies réalisées par Angie

Le plaisir de comprendre avec des infographies réalisées par Angie Le plaisir de comprendre avec des infographies réalisées par Angie

La Banque Postale aime les nouveaux formats

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Inside Snowfall

Les productions numériques du New York Times sont une source d’inspiration majeure pour qui entend proposer une approche ambitieuse et centrée sur le lecteur des nouveaux formats de contenus. « Snowfall », c’est la preuve qu’un contenu peut-être à la fois intelligent ET immersif, remarquablement bien écrit ET expérientiel, beau ET pertinent. Qu’un vrai contenu mettant à profit toutes les opportunités du digital au service de l’information, du récit, de l’histoire est possible.

C’est donc avec énormément d’intérêt que j’ai découvert en milieu de semaine dernière, après qu’il a fuité sur le web, un mémo interne du journal new-yorkais sur ses productions numériques (92 pages, en anglais). Evidemment qui dit mémo interne dit crise et problèmes, résumés dès la deuxième phrase du document en une formule très simple : « comment produire du bon journalisme à l’heure digitale ? ». Pour mémoire, le « manifeste pour un nouveau journalisme » publié par la revue XXI en janvier 2013 répondait à la même question en la récusant peu ou prou , et en la considérant comme une contradiction dans les termes. Le vrai journalisme de qualité ne pourrait pas exister sur Internet.

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2014/05/19/les-limites-de-la-strategie-numerique-du-new-york-times-mises-au-jour_4421157_3236.html

Le mémo interne du NY Times nous plonge dans les coulisses fascinantes de la fabrication de Snowfall et de ses nombreux petits frères , et lève le voile sur les questions qu’elles posent d’un point de vue éditorial, mais aussi marketing, économique et organisationnel. Les enseignements qu’on peut en tirer – du point de vue d’une agence de communication éditoriale comme Angie – sont d’autant plus précieux qu’ils confirment les intuitions et convictions qui nous animent à l’agence depuis que nous travaillons sur ces nouveaux formats de « long read ». Le blogueur Alexandre Piquard dans sa recension du mémo , l’analyse selon 7 grandes questions ; découpage que nous suivrons ici.

Parmi elles, trois sont liées au contexte général (économique, sociologique…) auquel est confrontée la grande presse.
« La concurrence et les supports évoluent vite. »
« La culture du papier reste prédominante »
« Promouvoir et garder les experts du numérique est difficile»

Les trois points me semblent assez liés. Inertie d’une culture du papier, d’où difficulté à garder les experts du numérique dans un univers où tous les acteurs veulent pourtant se positionner sur les nouveaux formats. Serpent qui se mord la queue… et analyse lapidaire de la crise de la presse traditionnelle que le digital rend parfois schizophrène.

Deux autres sont extrêmement intéressantes pour des problématiques de communication :
« On se concentre sur des innovations difficiles à reproduire»
C’est un point sur lequel – sans aucune arrogance – nous avions d’emblée réfléchi chez Angie. Comment faire pour que ces merveilleuses pépites que sont les long reads ne soient pas – pour des raisons financières – condamnés à n’être que des OVNI rares, car très coûteux à développer d’un point de vue technique ? C’est justement ce coût de développement qu’il faut essayer de rendre marginal, de façon à consacrer les budgets au plus important : le contenu. La bonne pratique que nous défendons consiste à travailler sur des logiques de série, des gabarits qui permettent de réinjecter le contenu dans un environnement sans devoir le réinventer à chaque publication. C’est ce que fait d’ailleurs en France, L’Equipe avec sa série Explore.

« La rédaction est isolée de la technique, du graphisme, du marketing »
J’ai été très surpris de découvrir que le NY Times ait pu atteindre de tels résultats, en ayant installé la rédaction et les services techniques dans deux bâtiments distincts ! Nous travaillons depuis plusieurs mois déjà sur notre organisation de manière à la caler sur les modes de travail qui correspondent le mieux à la fabrication de long reads. Dans notre content studio dédié aux nouveaux formats, le journaliste raconte son histoire au créatif en présence du développeur et à toutes les étapes, chacun doit être partie prenante d’une team content collaborative.

« Peu d’attention est accordée au web social »
Naïveté ? Le web est un océan infesté de (gentils) pirates. Pourquoi faire un contenu exceptionnel s’il reste enfoui au fond d’un site sans aucune promotion… ou que l’honneur de cette promotion revient à des tiers (curateurs, twittos et autre pirates 2.0) ? La production de long reads prend tout son sens dans une stratégie sociale qui intègre d’emblée une logique de promotion sur la Toile.


« L’innovation ne fait pas l’objet d’une attention constante ».

C’est certes une vraie difficulté, mais à laquelle nous croyons que l’organisation en team permet de répondre, dans un process créatif et innovant moins centré et autocratique que celui que décrit la note du New York Times.


Deux nouveaux Angiens à bord !

Nous avons eu le grand plaisir d’accueillir deux nouveaux collaborateurs cette semaine ! Nous sommes ravis de vous présenter Elise Maacha et Romain Doutriaux.

Elise a rejoint l’équipe de Matthieu Lebeau, Directeur général d’Angie Interactive, en qualité de Directrice de clientèle. Après avoir décroché un Master 2 de Lettres Modernes à La Sorbonne, cette amoureuse des arts a suivi la formation de Master 2 en Médias Informatisés et Stratégies de Communication du Celsa. Elise a occupé les fonctions de Consultante senior chez Human to Human et de Chargée d’études junior chez I&E Décision.

Romain intègre la Direction de la Communication et du Développement de l’agence en tant que de Chargé de développement, aux côtés de Gabriel Moussin. Formé à SciencesPo, où il a obtenu un Master 2 en Affaires publiques, il a poursuivi ses études à l’ESSEC, et créé le Prix Littéraire des Grandes Ecoles. Ses expériences professionnelles l’ont amené jusqu’au Japon, où il a pris les fonctions d’adjoint au service de coopération technique internationale policière à l’Ambassade de France. Plus récemment, Romain a travaillé pour L’Oréal en tant que responsable projet et communication.


Les défis des médias sociaux vous intéressent !

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Vous êtes venus nombreux, hier, au Macéo ! Cela nous renforce dans notre idée qu’il est essentiel de savoir « sortir la tête du flux » de temps à autre pour prendre du recul… Surtout lorsqu’il s’agit de web social !
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Si vous avez manqué cette édition : François Guillot et Virgile Jouanneau, directeurs associés d’Angie+1, ont passé en revue les questions qui se posent à la communication à l’ère de la maturité des usages des médias sociaux.
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Discours, territoires, formats et locuteurs ont changé : l’expression de la communication s’en trouve transformée. Aujourd’hui, son rôle n’est plus de « faire passer un message » mais de construire une plateforme de discours que les différentes parties prenantes peuvent s’approprier.
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Conclusion ? Désormais, la direction de la communication est à la fois un compositeur, un chef d’orchestre et un ambassadeur du monde extérieur au sein de son organisation !
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Le dircom doit se penser comme l’ambassadeur du monde extérieur.

La fonction communication connaît des mutations profondes :

-       sous l’effet de la crise (faire plus avec moins, démontrer son utilité, protéger son territoire en interne…)

-       sous l’effet du numérique (l’entreprise qui devient un média ; la multiplicité des points de contact ; la guerre de l’attention…)

-       et sous l’effet de modifications structurelles de l’opinion (le désamour pour l’entreprise ; la perte de confiance dans les institutions ; les attentes multiples de parties prenantes multiples…)

Jusqu’ici, on ne vous apprend certes rien. Les entreprises passent de logiques de marché (où le rôle de la communication est d’expliquer comment elles font pour gagner de l’argent) à des logiques de société (où le rôle de la communication est d’expliquer quels bénéfices elles apportent à la société).

Dans cette logique de basculement et dans ce contexte où tout le challenge, le dircom doit en permanence réinventer son rôle. Pour les plus frileux, c’est une plaie. Pour les plus audacieux, c’est une immense opportunité.

Une des façons de penser ce nouveau rôle est celui de l’ambassadeur. Ambassadeur du monde extérieur, en représentation dans son entreprise. Et non pas l’inverse.

Pourquoi ? Les entreprises sont souvent des univers isolés, occupées à regarder ce qui se passe à l’intérieur davantage que ce qui se passe à l’extérieur. La culture d’entreprise peut favoriser ce côté nombriliste, qui peut être une force de l’entreprise (la cohésion, l’esprit de communauté entre les collaborateurs) comme une faiblesse (l’ignorance des réalités du monde extérieur).

Et la connaissance du monde extérieur, quand elle existe, est souvent mal partagée, pour des raisons diverses, ou limitée à la connaissance des marchés et moins de la société civile.

Or, c’est justement le rôle de la communication que d’apporter cette connaissance du monde extérieur. La communication doit aider l’entreprise à comprendre le monde dans lequel elle vit. En faisant part des réalités des marchés et des opinions : celles des clients, des citoyens, des institutionnels, des actionnaires, des ONG, des experts, du monde citoyen…

C’est ainsi que la communication peut définir quel message est recevable et quel message ne l’est pas. C’est ainsi que la communication peut définir quels sujets sont attendus et quels sujets ne le sont pas. Et c’est ainsi que la communication peut aider l’entreprise à comprendre les conséquences sociétales de ses actes et de ses décisions. Qui ne peuvent plus être ignorées. Et c’est ainsi que le dircom devient, encore plus que médiateur, ambassadeur.

Cela ne se fait pas juste parce que le dircom est par nature un grand curieux de tout. Cela s’organise. Le dircom doit se nourrir, prendre du temps, du recul, sortir, réfléchir… En un mot il doit, comme on aime à dire chez Angie, « sortir la tête du flux ». Pour être le meilleur expert du monde extérieur dans son entreprise.

Cela implique de mettre en place des cellules de veille, de réflexion et d’analyse. Une veille qui n’est plus centrée sur soi (la veille de réputation, qui me dit ce qu’on dit sur l’entreprise), mais sur mes sujets (la veille thématique, qui me dit ce qu’on dit sur mes combats).

C’est un challenge, mais qui mieux que le dircom pour mettre en place cette réflexion ? Autrement dit, quel meilleur ambassadeur que le dircom ? Messieurs-dames les dircoms, soyez les ambassadeurs du monde extérieur : votre entreprise vous en remerciera autant que la société civile elle-même.


Nos références

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